L’Ukraine a abandonné le troisième arsenal nucléaire mondial en 1994 en échange de garanties de sécurité. Sur le papier, une frappe nucléaire russe sur l’Ukraine est donc un événement à sens unique — mais l’Ukraine ne combat pas seule. Le modèle teste la question qui plane sur la guerre depuis 2022 : une frappe tactique reste-t-elle contenue, ou finit-elle par entraîner l’OTAN au-delà de la ligne ?
Les grandes puissances échangent des frappes stratégiques. Des millions meurent dès les premières heures et les retombées radioactives traversent les continents. L’humanité survit, mais le monde d’avant-guerre non.
Chaque simulation commence de la même façon — Russie lance une première frappe sur Ukraine — puis le moteur d’escalade déroule la cascade d’alliances, décision par décision. Comme la riposte, la loyauté d’alliance et la doctrine sont probabilistes, les 500 simulations ne finissent pas toutes de la même manière :
Coût humain estimé : 2.4 million+ en frappes directes, et des milliards de plus menacés par l’hiver nucléaire qui s’ensuit.
Note de modélisation : ces pages montrent l’escalade projetée par le moteur, en supposant que les armes lancées atteignent leurs cibles. La simulation 3D en direct ajoute une interception antimissile probabiliste, une simulation individuelle peut donc y être moins grave. Les chiffres de victimes sont des estimations de premier ordre à partir des populations des capitales et des données d’arsenal — un plancher, pas un plafond.
Ce que chaque camp apporte à l’échange, d’après les données d’arsenal du simulateur (estimations SIPRI/FAS) :
| Indicateur | Russie | Ukraine |
|---|---|---|
| Ogives nucléaires | 6,200 | — |
| Puissance moyenne | 500 kt | — |
| Vecteurs (triade) | 4 | — |
| Riposte automatique « Dead Hand » | Oui | Non |
| Population | 144.0 million | 44.0 million |
Une frappe n’est jamais qu’entre deux pays. Voici les nations que le modèle entraîne le plus régulièrement dans la guerre Russie–Ukraine (part des simulations où chacune est entraînée) :