La Corée du Nord aligne peut-être 40 ogives — une broutille face à l’arsenal américain. Mais le modèle ne mesure pas la guerre au nombre d’ogives. Dès que Pyongyang frappe le sol américain, la même machinerie d’alliances qui protège contre la Russie s’active : OTAN, AUKUS, et une riposte coordonnée qui transforme une frappe asymétrique en guerre que la Corée du Nord ne peut survivre.
Sept puissances nucléaires ou plus tirent. Les arsenaux stratégiques se vident sur les villes adverses et la suie qui en résulte déclenche un hiver nucléaire — l’agriculture mondiale s’effondre et la famine menace plus d’un milliard de personnes. C’est une issue qui met fin à la civilisation, pas une guerre survivable.
Chaque simulation commence de la même façon — Corée du Nord lance une première frappe sur États-Unis — puis le moteur d’escalade déroule la cascade d’alliances, décision par décision. Comme la riposte, la loyauté d’alliance et la doctrine sont probabilistes, les 500 simulations ne finissent pas toutes de la même manière :
Coût humain estimé : 3.9 million+ en frappes directes, et des milliards de plus menacés par l’hiver nucléaire qui s’ensuit.
Note de modélisation : ces pages montrent l’escalade projetée par le moteur, en supposant que les armes lancées atteignent leurs cibles. La simulation 3D en direct ajoute une interception antimissile probabiliste, une simulation individuelle peut donc y être moins grave. Les chiffres de victimes sont des estimations de premier ordre à partir des populations des capitales et des données d’arsenal — un plancher, pas un plafond.
Ce que chaque camp apporte à l’échange, d’après les données d’arsenal du simulateur (estimations SIPRI/FAS) :
| Indicateur | Corée du Nord | États-Unis |
|---|---|---|
| Ogives nucléaires | 40 | 5,500 |
| Puissance moyenne | 120 kt | 335 kt |
| Vecteurs (triade) | 3 | 4 |
| Riposte automatique « Dead Hand » | Non | Oui |
| Population | 26.0 million | 331.0 million |
Une frappe n’est jamais qu’entre deux pays. Voici les nations que le modèle entraîne le plus régulièrement dans la guerre Corée du Nord–États-Unis (part des simulations où chacune est entraînée) :